J'espère que ton voyage est fini mon frère, il est grand temps pour toi de revenir. Tu manques un peu à mon monde si ce n'est le monde qui nous manque. Les étoiles Baptiste ne sont que des sphères de gaz brûlant. Les pierres les arbres et toutes ces conneries n'ont plus de sens. Bienvenu dans l'siècle de la machine ! Bienvenu dans l'univers des choses Baptiste ! Cet univers à besoin de toi ! J'ai besoin de toi. Tu vois dehors ? Regarde tous ces gens qui ne cherchent même plus ni vache ni poésie. Que veulent ils de nous ? Est-ce après nous qu'ils crient ? Crient-ils seulement où sont-ce mes oreilles qui chantent... La vie n'est plus ce qu'elle était. Où peut être bien que, pour la première fois, elle est quelque chose. Regarde en toi, en nous, regarde et vois comme les mots sont mornes. Sioux ? J'ai appelé, j'ai dit "Sioux ?", mais personne n'a répondu. Désert ai-je encore dit, et cendre, et poussière, et tout ces mots qui nous animaient. Mais ce ne sont que des mots, et encore plus précisemment ils peuvent être remplacé, j'aurais pu te dire viens Baptiste courir avec moi dans cet hangar de crabes et de tableaux usés. Mais je ne l'ai pas dit. Reviens dans notre désert bleu Baptiste, reviens dans notre bateau îvre. Reviens avec moi on a encore du pain sur toute les planches du plus grand ikéa de France. Ce sera dur Baptiste, dur de s'y remettre, dur de redevenir personne. Mais parfois il faut s'oublier pour devenir plusieurs. Parfois il faut s'oublier pour qu'à nouveau Sioux résonne comme un rêve et non comme un mot. Il ne pleut pas Baptiste, mon frère, mon roi, à l'heure où j'écris ces lignes . Il fait juste un peu froid.